Bio

Né en 1984 à Paris, vit et travaille à Paris.

Hugo Kriegel obtient son diplôme à de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2011 avec les félicitations du jury.

Deux matériaux tout aussi abstraits l’un que l’autre, obsessions de nos temps modernes, articulent la réflexion de l’artiste : le temps et l’argent. Ses œuvresexplorent non seulement les relations que ces deux notions entretiennent entre elles, mais aussi leur rapport à la question du travail.

La vidéo présentée par Hugo Kriegel lors de son diplôme montre le corps de l’artiste confronté à une action laborieuse : inlassablement, minute par minute, il écrit à l’aide d’une bombe de peinture sur une vitre l’heure exacte, qu’il efface presque immédiatement pour inscrire le passage d’une nouvelle minute. Cette véritable horloge humaine adresse frontalement la question du temps de travail de l’artiste et celle de l’usure du corps par le labeur, dénonçant peut-être les supposés bienfaits du travail sur l’homme.

Pour le dernier volet de son diplôme, Hugo Kriegel convainc un maximum de personnes de ne pas aller travailler le matin du 16 novembre 2011. Les participants, munis de leurs emploi du temps, présentent la somme qui sera soustraite à leur salaire pour ce temps pris sur leurs heures de travail qu’elles acceptent de consacrer à “ne rien faire.” La réponse des absents était affichée également.

Une valeur du temps propre à chacun. Marie Frampier décrira ainsi ce travail: “Le temps de travail est aussi mis sur pause, pour la profession d’une action passive et non rémunérée, rendue manifeste par la présence de quatre salariés dans l’espace d’exposition. La valeur humaine est ici présentée, et la perte de son équivalence financière épinglée au mur”.

Invité à participer à l’exposition des félicités de l’ENSBA, l’artiste décide d’investir en bourse le budget qui lui est confié pour la réalisation de sa pièce. Il est alors question de faire fructifier cet argent, non pas grâce aux efforts du travail, mais grâce à la seule spéculation boursière variant en fonction du temps. L’œuvre ouvre la réflexion sur la rémunération du travail, en particulier celle de l’artiste : un artiste peut-il gagner de l’argent sans travailler ?

Tout le travail de Kriegel s’articule donc autour de la valeur, pécuniaire ou non, que nous attachons et à notre temps et à notre travail. À l’occasion de l’exposition à Mains d’Œuvres, l’artiste proposera une œuvre inédite où, questionnant le travail préalable fourni par les treize commissaires d’exposition, il aménagera avec eux des moments de “loisir philosophique” où les notions de temps et de travail seront discutées.

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