Elisabeth Ballet

Née en 1957 à Cherbourg, vit et travaille à Paris.

Elisabeth Ballet s’est fait remarquer à la fin des années 1980 par ses réalisations remettant en cause la parenté entre la sculpture et l’espace qui l’entoure, et depuis, elle continue à questionner l’espace à travers mouvement, temps et déplacement. Résidente à la Villa Médicis en 1984, et participante à la 43eme Biennale de Venise en 1988, de grandes rétrospectives ont été organisées pour elle au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, au Musée d’art contemporain, au Carré d’Art à Nîmes, au Centre culturel français de Milan et au Grand Café, le Centre d’Art Contemporain à Saint-Nazaire.

Extérieur et intérieur, mots et objets, murs et matériaux simples, tous se confondent dans le langage d’Elisabeth Ballet pour renverser les attentes. Son exécution de la sculpture a pour but de surprendre le spectateur. Parmi ses réalisations les plus significatives sont Leica (2004), un couloir en plexiglas désignant la sculpture comme obstacle mais aussi comme ouverture sur l’architecture, et Travelling (2003), installation urbaine en acier et peinture réfléchissante, composition de mouvement et de poésie au centre d’une voie de tramway.

Pour l’exposition Temps Étranger, ce sont les œuvres Lazy Days (2007) et les Idées (2007) qui ont interpellé les commissaires. Il s’agit d’une part, de Lazy Days, en lettres peintes sur le mur pour créer un effet de volume, accompagné d’une échelle en bois et d’autre part de Les Idées, enseigne lumineuse en plexiglas et néon, proposant un lien direct entre physique et mental. Véritable méditation sur le processus créatif, la mise en relation de la paresse et du temps de réflexion est au centre du questionnement de la division du temps de travail. Pour Temps Étrangers, c’est une nouvelle interprétation de l’oeuvre que Ballet envisage, avec la réactivation de Les Idées à l’intérieur de l’espace et la production d’une nouvelle forme de Lazy Days sur la facade de l’immeuble. Faisant suite à l’exploration de l’artiste sur la dichotomie dehors/dedans, la géographie du temps de travail devient une part intégrale pour cette œuvre. L’activité se fait elle seulement à l’intérieur? Réflexion sur le lieu mais aussi sur le temps du travail qui pointe du doigt que les temps libres pourraient bien être les véritables sources de la créativité.

Elisabeth Ballet, LAZY DAYS, 2007. Échelle en bois, peinture murale. Dimensions variables (échelle H315, 5 cm). Vue d’installation, exposition « Sept pièces faciles », le Grand Café, Saint-Nazaire. Photo : Marc Domage©

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