Bio

Né en 1980 à Toulouse, vit entre Paris et Tanger.

Après avoir travaillé trois ans au sein de Télébocal, (Télévision libre parisienne), Diego Sarramon entre à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy, dont il sort diplômé en 2008. Il participe aux Biennales de Gyumri en Arménie et de Shiriayevo en Russie puis expose à Paris, Stuttgart, La Haye, Pékin… À travers le réseau d’art contemporain TRAM, son film Paris Plages a été montré dans 26 centres d’art français dont le Palais de Tokyo, le Jeu de Paume, la Maison rouge, le MacVal, Le Plateau… En 2011 il est sélectionné par la Lobot Gallery à Oakland, Californie pour une la résidence de deux mois où il co-réalise notamment The pretty Lady avec Charlotte Yonga.

Sa dernière vidéo, Apocalypse Flouss, diffusée à la cinémathèque de Tanger, reçoit la mention spéciale du Jury au festival Cinéma Nachia.

Diego Sarramon filme l’étrange, le jouissif et l’incongru dans le banal : le maire de Douala (Cameroun) tour à tour homme de loi et conseiller matrimonial, l’activité d’un dinner américain à hauteur de mains, une manifestation anti-grève un dimanche à Paris, un danseur un peu trop confiant sur la piste d’une boîte de nuit parisienne… La scène semble produire sa propre matière narrative, dans une apparente objectivité. Diego Sarramon nous rend aussi les acteurs de ces visions, récemment, avec Apocalypse Flouss, il fait subir aux banques tangéroises la violence d’une application Iphone : un processus qui aurait pu naître sous nos doigts. La caméra de Diego Sarramon semble adopter le temps de son propre travail : ses lieux de résidences, ses voyages et ses rencontres. Une caméra de pérégrinations et de quotidienneté, une caméra “de la vie de l’artiste”. Modeste, et paradoxalement intime, quand elle filme autrui.

Pour Temps Étrangers, Diego Sarramon invite quatre amis artistes pour une partie de pèche filmée – ici rien n’est imposé, seule la réunion de ces éléments (cadre, activité, personnages) importe dans la construction de la vidéo. La réponse de Diego Sarramon est ainsi la capture même d’un temps étranger : temps de travail, de loisir et de réflexion (sans distinction) et qui pourtant “fait oeuvre” dans sa sauvegarde et sa diffusion.

 

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